Il faut parfois se poser cette question lorsqu’un événement, aussi regrettable soit-il, intervient précisément à l’approche d’échéances électorales.

Nous sommes à nouveau en période préélectorale, avec les prochaines élections cantonales puis fédérales. La situation de la Grange à L’Auberson ne doit évidemment pas être minimisée. Mais elle doit être examinée avec objectivité et replacée dans son contexte.

Les incidents sont récents et, selon les informations dont nous disposons, l’EVAM a rapidement réagi. Les problèmes auraient été liés à quelques jeunes requérants roumains provenant du centre d’Aigle et qui se seraient connus dans ce foyer. À la suite des déprédations, l’EVAM aurait pris des mesures, notamment en leur interdisant l’accès aux lieux concernés et en organisant les interventions nécessaires pour remédier aux dégâts.

Dès lors, attendons la prochaine séance du Conseil communal. La Municipalité pourra alors donner les informations précises dont nous avons besoin et le Conseil pourra débattre de la situation sur la base de faits établis.

Il convient également de rappeler que si l’EVAM a pu utiliser cette infrastructure à L’Auberson, c’est parce que la Municipalité de l’époque avait accepté cette utilisation, notamment dans le contexte difficile qu’a connu cette institution.

Il serait donc regrettable de transformer un problème réel mais récent en polémique politique avant même que le Conseil communal ait pu en débattre.

La sécurité et la tranquillité des habitants doivent être prises au sérieux. Mais elles méritent mieux qu’une instrumentalisation électorale : elles méritent des faits, des réponses et des solutions.

Signé: P.-A. Gerber