OUI à l’initiative sur les bourses d’études

L’initiative lancée par l‘Union des étudiant-e-s de Suisse et soutenue par le PS demande que la Confédération définisse des principes de base en matière d’attribution des bourses d’études et souhaite que, pour les personnes dans des situations sociales difficiles, les bourses couvrent les coûts liés aux besoins vitaux.

Actuellement, ce sont les cantons qui gèrent les bourses d‘études. Ils décident de leur attribution et déterminent leur méthode de calcul, ce qui génère des disparités très importantes, tant au niveau du nombre de bourses accordées que de leur montant. L’accès à la formation n’est donc pas égalitaire. Un-e étudiant-e a plus de chance de se voir attribuer une bourse s’il réside dans le canton du Valais plutôt que s’il habite à Glaris. La bourse valaisanne est en outre plus élevée que celle de Glaris. De tels écarts sont dus au fait que les cantons ne sont soumis à aucune obligation. Le concordat sur les bourses d’études ne contient qu’un petit nombre de règles de base. Par conséquent, ceux qui dépendent de l’octroi d’une bourse pour leurs études n’en obtiennent pas forcément une dont le montant soit approprié. On en arrive à méconnaître des talents qui ne peuvent se lancer dans des études pour des raisons financières.

Plus d’égalité

Le système d’attribution des bourses d‘études n’étant pas harmonisé au niveau national, il peut arriver qu’un-e étudiant-e en informatique de Nidwald ne reçoive aucun soutien financier, tandis qu’un de ses collègues des Grisons présentant exactement les mêmes conditions socio-économiques se voie octroyer une bourse. L’accès à une bourse d’études dépend donc du canton de résidence juridique des étudiant-e-s, qui correspond presque toujours au domicile familial. Il serait plus égalitaire de décider en fonction du besoin. Si l’étudiant-e de Nidwald et son collègue étudient au même endroit, ils devraient recevoir tous deux une bourse du même montant. L’initiative garantit que tous les étudiant-e-s soient traités de la même manière – quel que soit le lieu de résidence de leur famille. Les critères déterminants doivent être la possibilité de soutien par la famille et la hauteur des coûts liés aux besoins vitaux pour les études envisagées.

Plus de spécialistes

La Suisse manque cruellement de spécialistes, surtout dans les domaines de la technique, des sciences naturelles, de l’informatique, de la médecine et des soins. Là aussi, l’initiative est bénéfique: les professionnels établis peuvent également obtenir des bourses pour effectuer une formation complémentaire ou démarrer un cursus en Haute Ecole ou en Haute Ecole spécialisée. Les étudiant-e-s de Haute Ecole spécialisée ou d’EPF doivent disposer d’un minimum compris entre 20 000 et 24 000 francs par année pour faire face à leurs besoins et aux coûts de formation. Cet argent ne peut pas toujours provenir d’un travail rémunéré effectué en parallèle. Un système de bourses d’études plus égalitaire permettrait d’éviter que certains jeunes renoncent aux études supérieures pour des raisons financières – et justement dans les domaines dans lesquels notre économie a un besoin urgent de relève.

Source : http://www.sp-ps.ch/fr/campagnes/votations-du-14-juin/oui-linitiative-sur-les-bourses-detudes

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